Empreintes Méditerranéennes
3 pays, 3 régions, 3 identités, 3 artistes... Jusqu’au 21 mars, au Centre d’Art Contemporain Aix en Provence La galerie ”Parallèle” présente les gravures d’Alberto Valverde et fidèle à une formule originale, elle convie l’artiste à transformer le lieu de l’exposition en lui donnant la possibilité de s’exprimer ailleurs que sur ses toiles. Pour Alberto Valverde qui est un graveur, le sol fut recouvert de plaques, les murs bordés de papier soie sur lequel furent posés d’étranges petits objets urbains, non identifiés/ables qu’Alberto Valverde appelle du joli nom de “rencontre de rues et de tiroirs”. Enfin une note d’humour était donnée par l’assemblage de ces objets de rebut, sorte d’hommage à un Tinguely privé de mouvement. Ces bouts de ferraille, de plastique, objets manufacturés de toutes sortes, érodés, cassés, déformés, nous en retrouvons l’empreinte dans les gravures comme les symboles de notre civilisation. Certaines gravures privilégient la vue frontale et laissent apparaître des “pans de mur”, support de tous nos “rêves”, selon Vinci, recouverts de graffiti, incisions diverses, éraflures, griffures, comme autant de manifestation du temps. D’autres se réfèrent à la cartographie par la présentation de vues aériennes ou les notions de repères, d’orientation déterminent un parcours incertain sur les sites d’une archéologie contemporaine. M. Roux-Aloix
Le méridionalLes paysages gravés de Valverde. Castillan de Valladolid né en 1953 Alberto Valverde est actuellement présent sur les murs de Brunet-Nocolaï qui, depuis deux ans, s’investit régulièrement pour faire découvrir de jeunes artistes contemporains. Un cap plutôt réussi puisqu’il permet ici de se familiariser avec la technique de la gravure. À 30 ans, Valverde quitte l’Espagne pour aller en France, étudie les Beaux-Arts à Aix puis se dirige à Londres, à San-Francisco. S’imprégnant de toutes ces cultures, il effectue nombre de voyages d’étude explorant de nouvelles techniques de gravure, véritable alchimiste. Au départ il se tourne vers la peinture, mais se trouve impressionné par Jean-Baptiste Derrey artiste renommé du XVIIème. Dès lors, par une démarche empirique, il évolue vers une gravure résolument contemporaine. En utilisant notamment des objets divers, trombones, capsules, cravates, ficelles, des tissus, des sables et en plus des pointes sèches et des acides et des eaux-fortes. Ne donnant pas de sens à son travail, à la fois évocation du passé et du présent, Valverde laisse l’observateur libre de ses choix, tour à tour cartographie, regard de microscope, avec des triangles ou des croix formels et rythmiques. Là où le charme opère c’est en mêlant les impressions entre la matière vivante, organique, à une émotion plus abstraite, dérangeante, cassante. Prétendue simplicité derrière la complexité de la technique Valverde ne connaît qu’une seule contrainte, la résistance par rapport à la pression de la plaque. Autant dire que son champ reste très ouvert pour explorer de nouveaux paysages imaginaires. Patrick Merle
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Chez Brenet-Nicolaï, les gravures très contemporaines d’Alberto Valverde. Il a commencé par peindre mais très vite il a choisi pour s’exprimer le chemin difficile de la gravure se perfectionnant à la Chelsea Art School de Londres, à l’Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf revenant ensuite aux Beaux-Arts d’Aix en Provence où il avait fait ses premières armes pour y enseigner les nouvelles techniques de gravure en tant qu’intervenant spécialisé, menant de front sa carrière internationale, exposant à Maastricht, New-York, San-Francisco, Tokyo, Valladolid (sa ville natale). Il aurait pu se contenter de mettre ses pas dans ceux de Gustave Doré qu’il admire, mais ce qui l’intéresse c’est la recherche de nouvelles techniques, l’emploi pour ses plaques de nouvelles matières, l’empreinte de fibres, d’objets que l’on découvre comme mille et un secrets, mille et une surprises au sein de chaque œuvre où se mêlent le trait, la couleur, où tout est en même temps foisonnant et aéré, très équilibré dans le fantastique et la fantaisie. Nouvelle façon de graver celle d’Alberto Valverde. Nouvelle façon de faire connaître l’art contemporain, celle de Corinne Brant qui pense toucher de plus près Monsieur Tout-le-Monde et lui faire partager ses choix en accrochant les œuvres de ses artistes préférés non pas en galerie mais dans les vastes bureaux d’un cabinet d’assurances. Pari tenu, expérience réussie. Vincent Dezeuze a 42 ans, vit et travaille à Saint-Vincent de Barbeyrargues.
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